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Les premières minutes se résument ainsi : ramassi de banalités, de jeux de mots sans relief. Pitoyable.
Le public est froid. Cette émission se présente comme des autocongratulations de la profession. Cette émission est un beau plateau publicitaire. Une machine à transformer les navets en blé (jeu de mots digne de cette soirée et du présentateur), à relancer les vieux croulants. Une machine très peu ouverte aux jeunes, créée par des fabricants, usines de "musique". Le comble est le vote du public par téléphone à 3,68 F/appel.
JL Delarue utilise un vocabulaire pseudo-jeune, pseudo-branché et des anglicismes à profusion. JLD est grimaçant, peut-être à cause de ses problèmes de vocabulaire. Sa bonne diction permet de se rendre compte du vide de ses paroles.
Il faut noter que la profession a avoué son incapacité à valoriser les vrais nouveaux talents : ils sont d'abord remarqué à l'étranger.
Saez l'un des rares jeune vrai talent présent a très bien choisi sa chanson. Dans ses paroles, il y a "trop de merde à la télévision".
Enfin vient le "prix d'honneur pour l'ensemble de sa carrière", expression presque égale à "post-mortem". JL Delarue tutoie Renaud. Ce dernier remercie "sa p'tite femme" et conclue à propos du prix : "Je le mettrai bien sur ma cheminée, mais je n'ai pas de cheminée. La prochaine fois, j'essaierai de gagner une cheminée. Ca fera plaisir à ma fille".
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